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Prime de nuit soignant : ce que vous devez savoir

16 janvier 2026 · 5 min de lecture
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Droit du Travail
Prime de nuit soignant : ce que vous devez savoir
La prime de nuit soignant fait partie des éléments de rémunération qui suscitent le plus de questions chez les professionnels de santé. Dans cet article, on clarifie les repères essentiels : à partir de quelle heure la prime de nuit s’applique, comment elle se calcule dans les principaux cadres, et quels cumuls sont possibles. L’objectif est de vous permettre de comprendre rapidement ce que vous devez percevoir et de vérifier, sans ambiguïté, que votre prime est correctement prise en compte sur la fiche de paie.

Prime de nuit soignant : définition et différences selon les établissements

La prime de nuit soignant désigne la compensation accordée lorsqu’un professionnel de santé travaille sur des horaires considérés comme nocturnes. En pratique, ce terme recouvre plusieurs réalités : dans certains établissements, il s’agit d’une indemnité horaire versée pour chaque heure de nuit, ailleurs d’une majoration appliquée au salaire, ou encore d’un système en points ou en forfait selon la convention collective. C’est pour cette raison qu’il n’existe pas un montant “standard” valable pour tous les soignants : la règle dépend du secteur (hôpital public, clinique privée, EHPAD, association) et du texte applicable (décret, convention collective, accord d’établissement).

Les plages horaires : quand commence la "nuit" ?

Il n’existe pas de définition universelle. La période nocturne dépend de votre contrat ou de votre établissement : Le standard (21 h - 6 h) : Appliqué dans la fonction publique et la majorité des établissements. La plage élargie (ex: 19 h - 7 h ou 20 h - 8 h) : Fréquente dans certaines conventions du privé (CCN 51).

Ce que ça change concrètement sur la paie

Deux personnes qui font la même amplitude peuvent donc être indemnisées différemment si l’une est sur une plage 21 h - 6 h et l’autre sur une plage 19 h - 8 h, ou si la prime est déclenchée à partir d’un minimum d’heures. Avant de contester un montant, la bonne méthode consiste à comparer le nombre d’heures réellement situées dans la plage de nuit retenue et à vérifier comment elles sont reprises sur la fiche de paie (heures de nuit, majoration, indemnité, points).

Quel est le montant de la prime de nuit pour les soignants ?

Montant dans la fonction publique hospitalière (FPH)

À l’hôpital public, la prime de nuit soignant correspond à une indemnité horaire : elle est calculée à partir du traitement indiciaire brut (et, si vous en bénéficiez, de l’indemnité de résidence). Depuis 2024, le principe est de verser 25 % d’un taux horaire de référence obtenu en annualisant cette base puis en la divisant par 1 820. Résultat : le montant par heure varie selon votre niveau indiciaire, mais la logique reste la même pour tous les agents concernés.

Montant dans le privé et en intérim

Dans le privé, il n’existe pas un montant national unique. Selon les établissements, la prime de nuit peut être une majoration en pourcentage du salaire horaire, une indemnité fixe par heure, ou un forfait par nuit. En intérim, la logique est en principe alignée sur les règles appliquées dans l’établissement où se déroule la mission : si une prime de nuit est prévue pour le poste, elle doit se retrouver dans la rémunération de la mission et être visible sur le bulletin.

Comment est calculée la prime de nuit soignant ?

Exemples de calcul en fonction du taux horaire

Dans le privé, quand la prime est exprimée en pourcentage, le calcul est généralement le plus lisible : on applique un pourcentage au salaire horaire sur chaque heure comptée comme “heure de nuit”. Par exemple, si votre convention prévoit une majoration de 15 % et que votre taux horaire est de 14 €, chaque heure de nuit ouvre droit à 14*15 % = 2,10 € en plus. Si vous avez 10 heures comptées dans la plage de nuit, la compensation liée à la nuit sera d’environ 21 € sur la vacation concernée (hors autres éléments de paie).

Différence entre majoration et indemnité forfaitaire

Une majoration augmente le salaire sur les heures concernées (c’est un pourcentage appliqué à une base horaire), alors qu’une indemnité est un montant distinct, affiché comme une ligne séparée sur la fiche de paie (par heure, par nuit ou en points). Le résultat peut sembler proche, mais la lecture n’est pas la même : avec une majoration, tout dépend du taux horaire ; avec une indemnité forfaitaire, le montant dépend surtout des règles fixées par le texte applicable (et, pour les systèmes en points, de la valeur du point). C’est précisément pour cela que deux établissements peuvent annoncer “une prime de nuit” sans parler de la même chose.

Comment calculer la prime de nuit de la fonction publique hospitalière ?

Nous allons prendre un exemple simple pour illustrer ce calcul. Si votre traitement indiciaire brut est de 2 100 € par mois (sans indemnité de résidence pour simplifier), la base annualisée est de 2 100 * 12 = 25 200 €. Le taux horaire de référence est donc 25 200 / 1 820 ≈ 13,85 €. La prime de nuit soignant représente 25 % de ce taux, soit environ 3,46 € par heure de nuit. Si votre vacation comprend 9 heures dans la plage 21 h - 6 h, l’indemnité de nuit sera d’environ 31 € pour cette nuit (avant arrondis et selon votre situation exacte).

Primes dimanche et jours fériés : ce que vous devez savoir

il n’existe pas une “majoration universelle” valable pour tous les soignants. Dans la fonction publique hospitalière, le travail le dimanche ou un jour férié ouvre droit à une indemnité forfaitaire dédiée, fixée à 60 € sur une base de 8 heures de travail effectif depuis le 1er janvier 2024, avec un versement au prorata si la durée travaillée est différente. Dans le secteur privé, la compensation dépend de la convention collective ou d’un accord d’établissement : par exemple, en CCN 51 (FEHAP), l’indemnité “dimanche/jours fériés” est exprimée en points (12,32 points pour 8 heures, ou 1,54 point par heure/fraction d’heure), ce qui explique que le montant en euros varie selon la valeur du point appliquée.

Peut-on cumuler prime de nuit et majoration dimanche/jours fériés ?

Quelques exemples concrets :

Dans la plupart des cas, oui, une même vacation peut ouvrir droit à deux compensations différentes, parce qu’elles ne rémunèrent pas la même contrainte. Si vous faites une nuit qui tombe un dimanche (par exemple 21 h - 6 h), vous pouvez percevoir la compensation “nuit” sur les heures de nuit, et en plus la compensation “dimanche” liée au fait de travailler ce jour-là. C’est le cumul le plus fréquent dans la pratique, à condition que votre texte de référence le prévoie bien et que les deux lignes apparaissent sur la fiche de paie.
En revanche, il faut éviter un raccourci courant : “dimanche + jour férié = double paiement”. Quand un jour férié tombe un dimanche, certains textes prévoient une règle de non-cumul : la compensation n’est pas automatiquement doublée uniquement parce que le calendrier fait coïncider les deux. C’est typiquement le genre de point qui varie selon le secteur et la convention collective, donc c’est à vérifier dans le texte applicable à votre établissement.
Enfin, attention aux vacations “à cheval”. Si votre service commence avant le début de la plage de nuit (ex. 19 h - 7 h), la prime de nuit ne s’appliquera que sur les heures réellement comptées comme nocturnes selon la règle de votre établissement. C’est une source fréquente d’écart : vous avez bien une compensation “dimanche/jour férié” sur la vacation, mais la compensation “nuit” ne porte pas sur la totalité des heures du service.

Le repos compensateur : un droit à ne pas négliger

Travailler de nuit ne se résume pas à une question de prime : selon le secteur et les accords en vigueur, il peut aussi ouvrir droit à des contreparties en repos. Dans le privé, le principe est que le travail de nuit doit être compensé, notamment par du repos compensateur, et pas uniquement par un complément de salaire. Dans la santé, où les nuits s’enchaînent parfois sur plusieurs semaines, ce repos joue un rôle clé pour limiter l’accumulation de fatigue et préserver l’équilibre entre vie professionnelle et récupération.
Sur le terrain, le repos compensateur est souvent moins “visible” qu’une ligne de prime sur la fiche de paie, ce qui explique qu’il soit parfois mal compris ou sous-utilisé. Le bon réflexe est de vérifier comment il est prévu dans votre établissement (accord de temps de travail, convention collective, notes internes), sous quelle forme il est accordé (jours ou heures), et dans quel délai il doit être pris.

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Anaïs Berton
Anaïs BertonSEO Manager
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