En 2026, le nombre de RTT dépend surtout de l'organisation du temps de travail prévue dans l'entreprise. Pour un salarié au forfait jours de 218 jours, l'année donne droit à 9 jours de repos supplémentaires.
Ce chiffre ne concerne toutefois pas toutes les situations. Les droits peuvent varier selon le contrat, l'accord collectif, les jours fériés, les absences ou encore une arrivée en cours d'année. Voici les règles à connaître pour comprendre le calcul des RTT 2026 et vérifier les jours de repos auxquels vous pouvez prétendre.
Combien de RTT en 2026 ?
9 jours de repos pour un forfait jours de 218 jours
En 2026, un salarié au forfait jours de 218 jours bénéficie de 9 jours de repos supplémentaires. C'est le cas standard le plus souvent utilisé dans les calculs, notamment pour les cadres soumis à une convention de forfait en jours.
Le calcul part du nombre total de jours dans l'année. En 2026, il y a 365 jours. On retire ensuite les week-ends, les congés payés, les jours fériés qui tombent entre le lundi et le vendredi, puis le nombre de jours travaillés prévu par le forfait. Une fois ces éléments déduits, il reste 9 jours de repos supplémentaires.
Ce chiffre ne vaut toutefois pas pour tous les salariés. Il correspond au cas d'un salarié à temps plein au forfait jours, avec un forfait annuel de 218 jours. Si le forfait prévoit un autre nombre de jours travaillés, ou si le salarié arrive ou quitte l'entreprise en cours d'année, le nombre de jours de repos peut être différent.
Pourquoi le nombre de RTT change chaque année ?
Le nombre de RTT varie d'une année à l'autre parce que le calendrier ne tombe jamais exactement de la même façon. Certains jours fériés peuvent tomber un samedi ou un dimanche, tandis que d'autres tombent en semaine. Ce détail modifie le nombre de jours ouvrés réellement disponibles dans l'année.
En 2026, 9 jours fériés tombent entre le lundi et le vendredi. Ce sont ces jours fériés ouvrés qui sont retirés du calcul. À l'inverse, un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche ne réduit pas le nombre de jours travaillables de la même manière, puisqu'il coïncide déjà avec un jour de repos hebdomadaire pour la majorité des salariés.
C'est pour cette raison qu'un salarié au forfait jours peut avoir 8, 9, 10 ou davantage de jours de repos selon les années, même si son forfait annuel reste fixé à 218 jours. Le nombre final dépend toujours du calendrier de l'année concernée et des règles applicables dans l'entreprise.
Comment calculer les RTT en 2026 ?
La formule de calcul des RTT en 2026
Pour calculer les RTT en 2026 dans le cadre d'un forfait jours, il faut partir du nombre total de jours dans l'année, puis retirer les jours qui ne sont pas travaillés : les samedis et dimanches, les congés payés légaux, les jours fériés qui tombent en semaine et le nombre de jours travaillés prévu par la convention de forfait.
La formule générale est la suivante :
Nombre de jours dans l'année - samedis et dimanches - congés payés - jours fériés ouvrés - jours travaillés prévus au forfait = jours de repos supplémentaires
Pour un forfait annuel de 218 jours, le calcul des jours de repos supplémentaires en 2026 est le suivant :
| Élément du calcul | Nombre en 2026 |
|---|
| Nombre de jours dans l'année | 365 |
| Samedis et dimanches | 104 |
| Congés payés légaux | 25 |
| Jours fériés ouvrés | 9 |
| Forfait annuel travaillé | 218 |
| Jours de repos supplémentaires | 9 |
La formule peut donc se résumer ainsi :
365 - 104 - 25 - 9 - 218 = 9 jours de repos supplémentaires
Ce calcul RTT 2026 correspond au cas le plus courant, mais il doit toujours être vérifié avec les règles applicables dans l'entreprise. Un accord collectif, une convention de forfait différente ou une entrée en cours d'année peuvent modifier le nombre de jours réellement acquis.
Quels jours fériés sont pris en compte dans le calcul des RTT 2026 ?
Tous les jours fériés ne sont pas automatiquement pris en compte dans le calcul des RTT. Pour le forfait jours, on retient uniquement les jours fériés qui tombent sur un jour normalement travaillé, c'est-à-dire généralement du lundi au vendredi.
En 2026, les jours fériés ouvrés pris en compte dans le calcul sont les suivants :
| Jour férié | Date en 2026 | Jour de la semaine |
|---|
| Jour de l'An | 1er janvier 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pâques | 6 avril 2026 | Lundi |
| Fête du Travail | 1er mai 2026 | Vendredi |
| Victoire 1945 | 8 mai 2026 | Vendredi |
| Ascension | 14 mai 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pentecôte | 25 mai 2026 | Lundi |
| Fête nationale | 14 juillet 2026 | Mardi |
| Armistice 1918 | 11 novembre 2026 | Mercredi |
| Noël | 25 décembre 2026 | Vendredi |
Le 15 août 2026 tombe un samedi et le 1er novembre 2026 tombe un dimanche. Ces deux jours fériés ne sont donc pas comptabilisés comme jours fériés ouvrés dans le calcul standard des jours de repos pour 2026.
Qui a droit aux RTT en 2026 ?
Les salariés qui travaillent plus de 35 heures par semaine
Les RTT concernent les salariés dont le temps de travail dépasse la durée légale de 35 heures par semaine, lorsque l'entreprise a mis en place un dispositif de réduction du temps de travail. Ils permettent de compenser les heures effectuées au-delà de 35 heures, sans les traiter systématiquement comme des heures supplémentaires payées chaque semaine.
Les droits aux RTT ne sont pas identiques dans toutes les entreprises. Ils dépendent de l'accord collectif, de la convention collective ou des règles internes applicables. Ces textes précisent notamment le mode d'acquisition des jours de RTT, les modalités de prise, les délais de prévenance, les éventuelles périodes interdites et les conditions de report.
Un salarié peut donc avoir des RTT s'il travaille 37 heures, 38 heures ou 39 heures par semaine, mais seulement si l'organisation du temps de travail prévoit une compensation sous forme de jours ou de demi-journées de repos. Dans le cas contraire, les heures réalisées au-delà de la durée légale peuvent relever d'un autre mode de compensation, selon les règles propres à l'entreprise.
Un salarié à 35h a-t-il des RTT ?
Un salarié qui travaille exactement 35 heures par semaine n'a en principe pas de RTT. Les RTT servent à compenser un temps de travail supérieur à la durée légale. Sans dépassement de ce seuil, il n'y a normalement pas d'heures à compenser sous forme de repos.
C'est une confusion fréquente, car certains salariés associent les RTT à un avantage accordé automatiquement. Les RTT ne sont pas un droit universel attaché au contrat de travail. Ils dépendent de l'organisation du temps de travail dans l'entreprise.
Par exemple, un salarié à 35 heures par semaine avec 5 semaines de congés payés n'a généralement pas de RTT. À l'inverse, un salarié qui travaille 39 heures par semaine peut en bénéficier si l'accord applicable prévoit que les 4 heures réalisées chaque semaine au-delà de 35 heures sont compensées par du repos.
Un salarié à temps partiel peut-il avoir des RTT ?
Un salarié à temps partiel n'a pas automatiquement droit aux RTT. Comme il travaille déjà en dessous de la durée légale de 35 heures, il n'est généralement pas concerné par le dispositif de réduction du temps de travail.
Toutefois, il faut toujours consulter l'accord collectif ou les règles de l'entreprise. Certains accords peuvent prévoir des modalités particulières pour les salariés à temps partiel, notamment lorsque leur temps de travail est organisé sur une période plus longue ou dans le cadre d'un aménagement spécifique.
Le temps partiel ne donne donc pas, à lui seul, droit aux RTT. Tout dépend de l'organisation du travail prévue dans l'entreprise et des textes applicables.
RTT et forfait jours : quelle différence ?
Pourquoi parle-t-on de jours de repos supplémentaires au forfait jours ?
Dans le langage courant, on parle souvent de RTT pour les salariés au forfait jours. Pourtant, sur le plan juridique, il est plus précis de parler de jours de repos supplémentaires.
La différence vient du mode de calcul du temps de travail. Un salarié soumis à un forfait jours ne compte pas son temps de travail en heures par semaine, mais en nombre de jours travaillés sur l'année. Son contrat ou sa convention de forfait prévoit un nombre maximal de jours travaillés, souvent 218 jours par an pour un forfait complet.
Comme le temps de travail n'est pas organisé autour des 35 heures hebdomadaires, les jours non travaillés ne compensent pas directement des heures effectuées au-delà de 35 heures. Ils servent plutôt à respecter le plafond annuel de jours travaillés. C'est pour cela qu'on parle de jours de repos supplémentaires, même si le terme RTT reste largement utilisé dans les entreprises et dans les recherches des salariés.
Cette distinction évite de confondre deux situations différentes : les RTT des salariés qui travaillent plus de 35 heures par semaine, et les jours de repos liés au forfait jours.
Comment poser ses RTT en 2026 ?
Les RTT sont-ils au choix du salarié ou de l'employeur ?
Les modalités de prise des RTT sont fixées par l'accord collectif, la convention collective ou les règles internes de l'entreprise. Selon les cas, les jours de RTT peuvent être posés à l'initiative du salarié, imposés par l'employeur ou répartis entre les deux.
Certaines entreprises distinguent les RTT "employeur" et les RTT "salarié". Les premiers peuvent être imposés par l'entreprise à certaines dates, par exemple pendant une période de faible activité ou lors d'un pont. Les seconds peuvent être choisis plus librement par le salarié, sous réserve de respecter les règles de demande et de validation.
Le salarié doit ensuite suivre la procédure prévue dans son entreprise. Il peut s'agir d'une demande dans un outil RH, d'un délai de prévenance à respecter ou d'une validation préalable par le manager.
Peut-on prendre une demi-journée de RTT ?
Il est souvent possible de prendre une demi-journée de RTT, mais cela dépend des règles de l'entreprise. Certains accords autorisent les RTT par journée entière uniquement, tandis que d'autres permettent une prise par demi-journée.
La prise en demi-journée peut être utile pour adapter le repos aux besoins du salarié, par exemple pour un rendez-vous personnel ou une contrainte familiale. Elle doit toutefois rester compatible avec l'organisation du service et les règles de validation prévues par l'entreprise.
Avant de poser une demi-journée de RTT, il faut donc vérifier les modalités internes : outil de demande, délai à respecter, accord du manager et éventuelles périodes pendant lesquelles les absences sont limitées.
Que deviennent les RTT non pris ?
Les RTT non pris sont-ils perdus ?
Les RTT non pris ne sont pas traités de la même façon dans toutes les entreprises. Leur sort dépend de l'accord collectif ou des règles internes applicables. Certains accords prévoient que les RTT doivent être pris avant une date limite, faute de quoi ils sont perdus. D'autres autorisent un report sur l'année suivante, une alimentation du compte épargne-temps ou une indemnisation dans certains cas.
Il est donc conseillé de ne pas attendre la fin de l'année. Un salarié qui accumule des RTT sans les poser doit s'informer suffisamment tôt pour éviter de perdre des jours de repos.
En cas de doute, le plus simple est de consulter son compteur de RTT, l'accord d'entreprise ou le service RH. Le bulletin de paie ou l'outil de gestion des absences peut aussi indiquer le nombre de jours acquis, pris et restants.
Peut-on reporter ses RTT sur l'année suivante ?
Le report des RTT sur l'année suivante est possible uniquement si les règles applicables le permettent. Certaines entreprises autorisent un report limité, par exemple pendant quelques semaines ou quelques mois. D'autres imposent une prise des RTT avant la fin de la période de référence.
Le report peut aussi être encadré par des conditions précises. L'entreprise peut limiter le nombre de jours reportables, fixer une date limite d'utilisation ou prévoir un accord préalable du manager. Dans certains cas, les jours non pris peuvent être placés sur un compte épargne-temps si ce dispositif existe dans l'entreprise.
Il est donc préférable de ne pas considérer le report comme automatique. Chaque entreprise applique ses propres règles selon son accord collectif, sa convention ou son organisation interne.
Les absences réduisent-elles les RTT ?
Les absences peuvent avoir un impact sur les RTT, mais ce n'est pas systématique. Tout dépend du mode d'acquisition prévu par l'entreprise.
Lorsque les RTT sont acquis en fonction du temps de travail réellement effectué, certaines absences peuvent réduire le nombre de jours acquis. Par exemple, une absence empêche d'effectuer les heures qui auraient normalement généré des droits à repos.
En revanche, dans un système forfaitaire ou annualisé, l'impact peut être différent. Certaines absences sont assimilées à du temps de travail effectif, tandis que d'autres peuvent entraîner une réduction du compteur. Les règles varient selon la nature de l'absence : arrêt maladie, congé maternité, congé payé, accident du travail ou absence non rémunérée, et selon les dispositions applicables dans l'entreprise.
Peut-on se faire payer ses RTT en 2026 ?
Le rachat des RTT est-il possible en 2026 ?
Le rachat des RTT permet à un salarié de renoncer à une partie de ses journées ou demi-journées de repos non prises en échange d'une rémunération. Ce dispositif concerne les jours de RTT acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2026.
La monétisation des RTT repose sur un accord entre le salarié et l'employeur : ni l'un ni l'autre ne peut l'imposer à l'autre partie.
L'employeur est-il obligé d'accepter le rachat des RTT ?
Le rachat ne peut pas être imposé unilatéralement. Le salarié peut en faire la demande, mais l'employeur est libre de la refuser sans avoir à s'en justifier. À l'inverse, l'employeur ne peut pas contraindre un salarié à renoncer à ses jours de repos.
En cas d'accord des deux parties, la procédure à suivre et les conditions de rachat sont généralement précisées dans l'accord collectif ou les règles internes de l'entreprise. Il est donc conseillé de se rapprocher du service RH avant toute démarche.
Quelle rémunération en cas de rachat des RTT ?
Lorsqu'un salarié renonce à des RTT dans le cadre du dispositif de rachat, les jours travaillés en plus sont rémunérés avec une majoration. Cette majoration est au moins égale au taux applicable à la première heure supplémentaire dans l'entreprise.
Le salarié ne perçoit donc pas seulement l'équivalent d'une journée normale de travail. La journée ou demi-journée rachetée donne lieu à une rémunération majorée, selon les règles prévues par l'accord collectif ou, à défaut, par les dispositions applicables aux heures supplémentaires.
Le montant exact dépend du salaire du salarié, du nombre de jours ou demi-journées rachetés et du taux de majoration applicable. Il est préférable de clarifier ces modalités avec le service RH ou le gestionnaire de paie avant de valider toute demande.
Les intérimaires peuvent-ils avoir des RTT ?
RTT en intérim : tout dépend de l'entreprise utilisatrice
Les intérimaires peuvent être concernés par les RTT lorsque l'organisation du temps de travail chez l'entreprise d'accueil ouvre droit à des jours de repos. Les règles applicables dépendent notamment de la durée du travail, de l'accord collectif en vigueur et des conditions prévues pour les salariés permanents.
Par exemple, si les salariés de l'entreprise bénéficient de RTT parce qu'ils effectuent plus de 35 heures hebdomadaires, il faut vérifier si le contrat de mission ouvre aussi droit à une compensation. Les droits s'apprécient au regard des conditions réelles de travail effectuées.
Le sujet peut toutefois être technique, car les missions d'intérim sont souvent courtes. Les droits varient selon la durée et le rythme de travail prévus au contrat, ainsi que des dispositions applicables au travail temporaire.
Que se passe-t-il si les RTT ne peuvent pas être pris avant la fin de la mission ?
Si un intérimaire acquiert des droits à repos mais ne peut pas les poser avant la fin de sa mission, la situation doit être examinée au cas par cas. Une compensation financière peut être prévue lorsque la prise effective des jours est impossible dans le délai imparti.
Tous les intérimaires n'ont pas automatiquement droit à des RTT, et toutes les missions ne donnent pas lieu à une indemnisation spécifique. Les droits dépendent de l'organisation du temps de travail, du contrat de mission et des accords applicables.
En cas de doute, le plus sûr est de consulter son contrat, son bulletin de paie et les informations transmises par l'agence. Il est également possible de demander des précisions sur le mode de calcul du temps de travail et sur l'existence éventuelle de jours de repos compensateurs.