Pour exercer, il faut obtenir le diplôme d’État d’infirmier (dei), préparé en ifsi. La formation dure trois ans et alterne enseignements et stages, avec une progression très cadrée : on acquiert les fondamentaux, puis on gagne en autonomie et en prise de responsabilités au fil des terrains.
Ce parcours développe des compétences techniques (gestes, protocoles, surveillance clinique), mais aussi des compétences transversales : communication, démarche de soins, traçabilité, organisation, travail en équipe, et posture professionnelle. C’est une formation exigeante, parce qu’elle prépare à une réalité de terrain qui l’est tout autant.
Selon les projets, l’infirmier peut ensuite se spécialiser ou évoluer vers d’autres fonctions (bloc, anesthésie, puériculture, pratique avancée, encadrement…), souvent via des formations complémentaires et des conditions d’accès spécifiques.
Salaire d’un infirmier / infirmière
Le salaire dépend beaucoup du lieu d’exercice et du rythme de travail. Entre le public et le privé, entre un service de jour et un poste avec nuits, dimanches ou jours fériés, les écarts peuvent être significatifs, notamment à cause des primes et majorations.
Dans le public, la rémunération progresse avec l’ancienneté selon une grille. Dans le privé, elle varie selon la structure et la convention applicable. En libéral, le niveau de revenus dépend du volume d’activité, de la zone, de l’organisation du cabinet et des charges : c’est un autre modèle, plus variable, qui demande une vraie réflexion en amont.
L' environnement de travail en tant qu'infirmière
Le métier s’exerce dans des environnements très différents. À l’hôpital ou en clinique, on travaille au sein d’équipes importantes, avec des transmissions régulières et une organisation structurée. En ehpad ou en médico-social, la relation et la continuité prennent une place centrale. À domicile, l’autonomie est plus forte et le rapport au patient est souvent plus direct.
Les horaires peuvent être classiques dans certains postes, mais beaucoup de situations impliquent des gardes, des roulements, des nuits et des week-ends. Le rythme est parfois soutenu, avec une charge émotionnelle réelle. C’est un métier où l’on donne beaucoup, et où l’équilibre repose souvent sur l’entraide, la qualité de l’équipe et une bonne hygiène de vie.
Perspectives d’évolutions pour un infirmier
Avec l’expérience, de nombreuses portes s’ouvrent. Certains choisissent une spécialisation, par exemple vers le bloc opératoire, l’anesthésie, la puériculture, la pratique avancée ou d’autres domaines selon leur appétence et leur parcours. D’autres s’orientent vers des fonctions de coordination, de qualité, ou d’encadrement, avec une dimension plus organisationnelle et managériale.
Il est aussi possible de diversifier son exercice : santé au travail, scolaire, prévention, coordination de parcours, ou encore libéral. Le métier offre une vraie mobilité, à condition de clarifier ce que l’on cherche : plus de technique, plus d’autonomie, plus de relationnel, ou un rythme de travail différent.