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Grilles salaires BTP 2026 : niveaux, coefficients et rémunérations

01 juin 2026 · 4 min de lecture
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Droit du Travail
Grilles salaires BTP 2026 : niveaux, coefficients et rémunérations
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La grille salaire BTP en 2026 fixe les rémunérations minimales applicables aux professionnels du bâtiment et des travaux publics selon leur niveau de qualification, leur coefficient et leur catégorie professionnelle. Ouvriers, ETAM ou cadres relèvent chacun de barèmes conventionnels distincts, définis par les conventions collectives et les accords de branche.
Ces grilles font l’objet de réévaluations régulières afin de tenir compte de l’évolution du SMIC, du marché de l’emploi, de l’inflation et des négociations salariales menées dans le secteur. Les montants applicables en 2026 constituent donc une référence essentielle pour vérifier la conformité d’un salaire ou estimer une rémunération à l’embauche.
Il faut toutefois garder un point important en tête : il n’existe pas une seule grille nationale valable pour tous les salariés du BTP. Les minima peuvent varier selon la branche, la région, le statut du salarié, la classification, le coefficient et l’effectif de l’entreprise. Depuis le 1er juin 2026, aucun salarié à temps plein ne peut être rémunéré en dessous de 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures. Si une grille conventionnelle prévoit un montant inférieur, c’est le SMIC qui doit s’appliquer.
Comprendre la grille salaire BTP permet d’anticiper son évolution de carrière, de situer son niveau de rémunération par rapport aux minima conventionnels et d’identifier les perspectives salariales selon son métier, sa classification et son expérience.

BTP : qu’est-ce qu’une grille de salaire ?

Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, la rémunération s’appuie sur une grille salariale encadrée par la convention collective. Cette grille fixe les salaires minimums que les employeurs doivent respecter en fonction de plusieurs critères : statut, niveau de qualification, ancienneté, catégorie professionnelle ou encore coefficient attribué à chaque poste.
Le coefficient BTP, souvent mentionné sur la fiche de paie, correspond à un niveau de responsabilité, de technicité et d’autonomie. Il permet d’identifier le salaire brut horaire ou mensuel minimum applicable au salarié. Plus ce coefficient est élevé, plus le poste implique de compétences, d’expérience ou d’encadrement, et plus la rémunération minimale augmente.
Les grilles sont mises à jour régulièrement afin de suivre l’évolution du SMIC, des conditions de travail et des accords conclus dans la branche. Elles garantissent ainsi un socle minimal de rémunération entre les professionnels du secteur, quel que soit leur contrat : CDI, CDD ou intérim.

Grille des salaires des ouvriers du BTP 2026

Niveaux et positions

Le salaire des ouvriers du BTP est déterminé par leur niveau de qualification et leur position dans l’entreprise. On distingue généralement quatre niveaux, qui reflètent la complexité des tâches réalisées, l’autonomie du salarié et son degré de responsabilité sur le chantier.
Les premiers niveaux concernent les ouvriers d’exécution, qui réalisent des tâches simples sous surveillance. Les niveaux intermédiaires correspondent aux ouvriers professionnels et aux compagnons qualifiés. Les niveaux les plus élevés concernent les maîtres ouvriers, les chefs d’équipe ou les salariés capables d’organiser une partie du chantier avec une forte autonomie.

Explication des coefficients

Chaque niveau correspond à un coefficient, qui sert de repère pour déterminer le salaire minimum applicable. Le coefficient est un indice de classification de l’emploi, basé sur la complexité des tâches, les compétences requises, l’expérience, l’autonomie et le niveau de responsabilité.
Plus le coefficient est élevé, plus le salaire minimum conventionnel est important. Les montants peuvent toutefois varier selon la convention collective, la région et l’effectif de l’entreprise.
Le tableau ci-dessous présente un exemple de grille applicable en Pays de la Loire au 1er mars 2026, corrigé avec le SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026. Lorsque le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, le montant à appliquer est le SMIC.

Détail des coefficients, salaires bruts et exemples

NiveauPositionCoefficientSalaire brut mensuel minimum 2026 pour 35h
Niveau I - Ouvrier d’exécutionPosition 11501 867,02 € minimum
Niveau I - Ouvrier d’exécutionPosition 21701 867,02 € minimum
Niveau II - Ouvrier professionnel1851 867,02 € minimum
Niveau III - Compagnon professionnelPosition 12102 064,23 €
Niveau III - Compagnon professionnelPosition 22302 244,72 €
Niveau IV - Maître ouvrier ou chef d’équipePosition 12502 425,20 €
Niveau IV - Maître ouvrier ou chef d’équipePosition 22702 607,21 €
Ces montants servent d’exemple pour comprendre la lecture d’une grille de salaire BTP. Le salarié doit toujours vérifier la grille applicable à sa région, son IDCC, son coefficient et son statut.

Niveau I

Coefficient 150 : salaire brut mensuel minimum 35h : 1 867,02 € brut.
Explication : ce coefficient correspond à des tâches simples, manuelles et répétitives, réalisées sous surveillance constante. Le salarié débute généralement dans le métier et applique des consignes précises.
Mise en situation : un manœuvre qui aide un maçon à préparer le mortier, à transporter des matériaux ou à nettoyer une zone de chantier.
Coefficient 170 : salaire brut mensuel minimum 35h : 1 867,02 € brut.
Explication : ce coefficient correspond encore à des tâches simples, mais le salarié peut commencer à exécuter certaines opérations avec davantage d’habitude, sous surveillance régulière.
Mise en situation : un aide-maçon qui transporte des matériaux, prépare les outils, aide à la pose d’éléments simples ou accompagne un ouvrier plus qualifié.

Niveau II

Coefficient 185 : salaire brut mensuel minimum 35h : 1 867,02 € brut.
Explication : ce niveau correspond à la maîtrise des techniques de base du métier. Le salarié réalise des travaux courants, avec une autonomie plus importante que les ouvriers d’exécution.
Mise en situation : un maçon qui monte un mur, prépare un support ou réalise des ouvrages simples en respectant les consignes et les règles de sécurité.

Niveau III

Coefficient 210 : salaire brut mensuel minimum 35h : 2 064,23 € brut.
Explication : ce coefficient correspond à une expertise technique plus affirmée. Le salarié réalise des travaux qualifiés, peut résoudre des difficultés simples sur le chantier et travailler avec une autonomie importante.
Mise en situation : un ouvrier qualifié qui réalise des travaux de maçonnerie, de coffrage, de couverture ou d’électricité avec peu de supervision.
Coefficient 230 : salaire brut mensuel minimum 35h : 2 244,72 € brut.
Explication : ce coefficient concerne des ouvriers confirmés, capables de réaliser des travaux techniques, d’encadrer ponctuellement d’autres salariés ou de transmettre leur savoir-faire.
Mise en situation : un chef d’équipe qui forme des apprentis, accompagne plusieurs ouvriers sur une tâche technique ou organise une partie du travail sur chantier.

Niveau IV

Coefficient 250 : salaire brut mensuel minimum 35h : 2 425,20 € brut.
Explication : ce niveau correspond à une forte autonomie, à des responsabilités importantes et à une expertise reconnue. Le salarié peut organiser son travail, prendre des initiatives et intervenir sur des tâches complexes.
Mise en situation : un compagnon professionnel qui réalise des travaux délicats, intervient sur des finitions techniques ou prend en charge une partie importante du chantier.
Coefficient 270 : salaire brut mensuel minimum 35h : 2 607,21 € brut.
Explication : ce coefficient correspond aux profils les plus qualifiés parmi les ouvriers. Le salarié peut coordonner une équipe, suivre l’avancement d’un chantier ou prendre des décisions techniques dans son périmètre.
Mise en situation : un chef de chantier ou un ouvrier très qualifié qui supervise la construction d’un bâtiment, coordonne les équipes et veille au respect des consignes techniques et de sécurité.

Grille de salaire des ETAM du BTP 2026

Les ETAM désignent les employés, techniciens et agents de maîtrise. Dans le BTP, ils jouent un rôle essentiel dans la coordination, le suivi administratif, la préparation technique ou l’encadrement des chantiers. Ils assurent souvent le lien entre les ouvriers, les équipes de terrain, les conducteurs de travaux et les cadres.
Leur rémunération est structurée en différentes catégories, généralement désignées par des lettres. Ces catégories reflètent leur niveau d’autonomie, leurs compétences techniques, leur rôle administratif ou leur degré de responsabilité dans l’entreprise.

Classification des ETAM

Les ETAM sont classés en différentes catégories, généralement de A à H, selon leur niveau de qualification et leurs responsabilités. Chaque catégorie correspond à un salaire minimum brut mensuel.
Les premiers niveaux concernent les employés ou techniciens débutants, chargés de tâches simples. Les niveaux supérieurs concernent des profils plus autonomes, des techniciens expérimentés, des agents de maîtrise ou des responsables de service.
Le tableau ci-dessous présente un exemple de grille ETAM applicable en Pays de la Loire au 1er mars 2026, corrigé avec le SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 pour les premiers niveaux concernés.

Détail des catégories, salaires bruts et exemples

Catégorie ETAMSalaire brut mensuel minimum 2026 pour 35h
Catégorie A1 867,02 € minimum
Catégorie B1 902,43 €
Catégorie C2 050,28 €
Catégorie D2 223,23 €
Catégorie E2 393,48 €
Catégorie F2 646,81 €
Catégorie G2 942,55 €
Catégorie H3 328,49 €
Ces montants sont donnés à titre d’exemple pour illustrer la lecture d’une grille ETAM. Ils doivent être vérifiés selon la convention collective, la région, la classification et la situation de l’entreprise.
Catégorie A
Salaire brut mensuel minimum 35h : 1 867,02 € brut.
Explication : employés techniques ou administratifs débutants, réalisant des tâches simples et répétitives sous la supervision d’un supérieur.
Mise en situation : un assistant administratif qui gère le courrier, classe des documents de chantier ou répond aux appels téléphoniques.
Catégorie B
Salaire brut mensuel minimum 35h : 1 902,43 € brut.
Explication : employés ou techniciens disposant de premières compétences techniques ou administratives, capables de réaliser des travaux courants avec une certaine autonomie.
Mise en situation : un dessinateur débutant qui participe à la réalisation de plans techniques simples ou un assistant travaux qui suit certains documents de chantier.
Catégorie C
Salaire brut mensuel minimum 35h : 2 050,28 € brut.
Explication : techniciens ou agents de maîtrise expérimentés, capables de gérer des tâches plus techniques, de suivre des dossiers ou d’encadrer une petite équipe.
Mise en situation : un chef d’équipe qui supervise plusieurs ouvriers sur un chantier ou un technicien qui prépare des éléments techniques pour les travaux.
Catégorie D
Salaire brut mensuel minimum 35h : 2 223,23 € brut.
Explication : techniciens ou agents de maîtrise hautement qualifiés, capables de suivre des projets plus complexes et de coordonner plusieurs intervenants.
Mise en situation : un conducteur de travaux junior qui coordonne plusieurs corps de métier ou suit l’avancement d’un chantier sous la responsabilité d’un supérieur.
Catégorie E
Salaire brut mensuel minimum 35h : 2 393,48 € brut.
Explication : ETAM disposant d’une expertise technique ou organisationnelle reconnue, avec une autonomie importante dans la gestion de leurs missions.
Mise en situation : un technicien études confirmé qui analyse les plans, participe aux chiffrages et prépare les éléments nécessaires au lancement d’un chantier.
Catégorie F
Salaire brut mensuel minimum 35h : 2 646,81 € brut.
Explication : profils expérimentés assumant des responsabilités techniques, managériales ou de coordination plus importantes.
Mise en situation : un chargé d’affaires ou un conducteur de travaux confirmé qui suit plusieurs chantiers, échange avec les clients et coordonne les équipes.
Catégorie G
Salaire brut mensuel minimum 35h : 2 942,55 € brut.
Explication : ETAM confirmés, avec une forte autonomie et des responsabilités importantes dans l’organisation du travail ou la gestion technique.
Mise en situation : un responsable technique qui supervise plusieurs projets ou pilote une équipe de techniciens.
Catégorie H
Salaire brut mensuel minimum 35h : 3 328,49 € brut.
Explication : catégorie supérieure des ETAM, réservée aux salariés ayant une expertise élevée, une autonomie importante et un rôle d’encadrement ou de pilotage reconnu.
Mise en situation : un responsable de service technique qui supervise l’organisation, la maintenance ou la préparation de plusieurs chantiers ou projets.

Facteurs influençant la rémunération

Outre la catégorie, plusieurs facteurs peuvent influencer la rémunération réelle des ETAM.
L’expérience et les compétences jouent un rôle important. Un ETAM expérimenté, maîtrisant des logiciels spécialisés, la préparation de chantier, le suivi budgétaire ou les normes techniques, peut prétendre à une rémunération supérieure au minimum conventionnel.
Le lieu de travail influence aussi le salaire. Les grilles peuvent varier selon les régions, et les rémunérations réellement pratiquées peuvent être plus élevées dans les zones où les profils techniques sont très recherchés.
Enfin, la négociation individuelle reste possible. Lors d’une embauche, d’une promotion ou d’un changement de poste, le salarié peut négocier une rémunération supérieure au minimum prévu par la grille.

Grille de salaire des cadres du BTP 2026

Les cadres du BTP jouent un rôle central dans la conception, la gestion, la supervision et le pilotage des projets. Ils peuvent intervenir en bureau d’études, en conduite de travaux, en direction de chantier, en gestion de projet ou dans des fonctions commerciales et techniques.
Ils sont généralement diplômés de l’enseignement supérieur ou disposent d’une solide expérience professionnelle. Leur rémunération dépend fortement du niveau de responsabilité, de l’autonomie, de la taille des chantiers, de la spécialisation et de l’expérience.

Fonctions et responsabilités

Les cadres du BTP peuvent être chargés de plusieurs missions.
  • La conception : élaboration des plans, études techniques, dimensionnement des ouvrages, coordination avec les bureaux d’études.
  • La gestion : planification des travaux, suivi des coûts, respect des délais, gestion des fournisseurs et coordination des équipes.
  • La supervision : encadrement des ouvriers, des ETAM, des sous-traitants et contrôle de la qualité des travaux.

Détail des coefficients, salaires bruts et exemples

Les cadres du BTP sont classés selon des coefficients qui reflètent leur niveau de responsabilité et leur autonomie. Pour les cadres du bâtiment, les minima 2026 sont fixés sur une base mensuelle de 169 heures. Pour les cadres au forfait jours, les minima sont majorés.
Coefficient cadreSalaire minimum brut mensuel 2026 base 169hSalaire minimum brut mensuel 2026 forfait jours
602 356 €2 591,60 €
652 553 €2 808,30 €
702 740 €3 014 €
752 853 €3 138,30 €
803 036 €3 339,60 €
853 197 €3 516,70 €
903 353 €3 688,30 €
953 504 €3 854,40 €
1003 622 €3 984,20 €
1033 693 €4 062,30 €
1083 827 €4 209,70 €
1204 145 €4 559,50 €
1304 411 €4 852,10 €
1625 472 €6 019,20 €
Cadres de chantier
Salaire brut mensuel minimum : selon le coefficient cadre applicable, avec un minimum pouvant démarrer à 2 356 € brut mensuels sur la base 169 heures.
Explication : ils sont responsables de la réalisation d’un chantier, de la coordination des équipes et du respect des délais, de la qualité et du budget.
Mise en situation : un chef de chantier ou un conducteur de travaux qui supervise la construction d’un immeuble de logements.
Ingénieurs
Salaire brut mensuel minimum : selon le coefficient, avec des minima qui progressent en fonction du niveau d’autonomie, de spécialisation et de responsabilité.
Explication : ils conçoivent les projets, réalisent des études techniques, suivent les calculs, analysent les contraintes et supervisent certains travaux.
Mise en situation : un ingénieur structure qui dimensionne les éléments porteurs d’un pont ou d’un bâtiment complexe.
Chefs de projet
Salaire brut mensuel minimum : selon la classification applicable, avec des niveaux pouvant dépasser 4 000 € brut mensuels pour les coefficients les plus élevés.
Explication : ils sont responsables de la gestion globale d’un projet, de sa préparation à sa réalisation, en lien avec les clients, les équipes internes et les sous-traitants.
Mise en situation : un chef de projet qui coordonne la construction d’un complexe industriel ou d’un programme immobilier important.

Facteurs influençant la rémunération dans le BTP

Si les grilles salariales conventionnelles du BTP fixent des minima obligatoires, d’autres critères peuvent faire évoluer la rémunération réelle perçue sur le terrain. Que l’on soit ouvrier, technicien, cadre ou en intérim, plusieurs éléments peuvent impacter le niveau de salaire.

L’expérience et l’ancienneté

Dans le BTP, l’expérience professionnelle est un facteur de valorisation essentiel. Plus un salarié a d’années de pratique sur les chantiers ou dans la gestion de projets, plus il peut accéder à des missions qualifiées, à un coefficient supérieur et donc à une meilleure rémunération.
L’ancienneté dans l’entreprise peut également ouvrir droit à des avantages complémentaires, selon les accords applicables. Elle peut aussi peser dans les discussions salariales, notamment lorsqu’un salarié connaît bien les chantiers, les méthodes internes ou les contraintes techniques de l’entreprise.

Les compétences techniques ou spécifiques

Certains savoir-faire sont particulièrement recherchés dans le secteur : maîtrise de logiciels de DAO, BIM ou gestion de chantier, connaissance des normes techniques, habilitations électriques, CACES, capacité à lire des plans ou à encadrer une équipe.
Ces compétences peuvent justifier une prime, une revalorisation salariale ou un positionnement sur un coefficient plus élevé. Dans les métiers en tension, elles peuvent aussi permettre de négocier un salaire supérieur au minimum conventionnel.

La région ou la zone géographique

La localisation du poste influence aussi la rémunération. Les grilles du bâtiment et des travaux publics peuvent varier selon les régions, et les salaires réellement pratiqués peuvent être plus élevés dans les zones où la demande de main-d’œuvre est forte.
Dans les zones tendues, comme l’Île-de-France, certaines grandes métropoles ou les régions où les chantiers sont nombreux, les entreprises peuvent proposer des salaires supérieurs aux minima afin d’attirer et de fidéliser les profils qualifiés.

Le type d’entreprise et le secteur d’activité

Une grande entreprise nationale, une PME spécialisée, une entreprise artisanale ou un acteur des travaux publics ne proposeront pas toujours les mêmes niveaux de salaire pour un poste équivalent.
Certains secteurs, comme le génie civil, les travaux spéciaux, le gros œuvre, les réseaux ou les fondations spéciales, peuvent proposer des rémunérations plus attractives en raison de la technicité, de la pénibilité ou des compétences requises.

La nature du contrat et la mission

En intérim, le salaire doit respecter la grille conventionnelle applicable dans l’entreprise utilisatrice. Le salarié intérimaire doit percevoir une rémunération au moins équivalente à celle d’un salarié de qualification équivalente occupant le même poste dans l’entreprise.
À cette rémunération peuvent s’ajouter l’indemnité de fin de mission et l’indemnité compensatrice de congés payés, lorsque les conditions légales sont réunies. Le type de mission peut aussi générer des majorations ou primes spécifiques : travail de nuit, week-end, grand déplacement ou contraintes particulières du chantier.

La négociation individuelle

Enfin, le salaire n’est pas figé. Il peut évoluer selon les discussions menées lors de l’embauche, d’un changement de poste, d’une promotion ou d’une prise de responsabilités.
La grille fixe un minimum, mais elle n’empêche pas l’entreprise de proposer une rémunération supérieure. Pour négocier, le salarié peut s’appuyer sur son expérience, ses compétences, ses habilitations, ses résultats et les niveaux de rémunération pratiqués sur le marché.

Comprendre sa rémunération annuelle dans le BTP

Ce qui est inclus dans la rémunération annuelle d’un employé du BTP

La rémunération annuelle d’un employé du BTP comprend plusieurs éléments, certains fixes et d’autres variables. Ils peuvent varier selon le poste, l’expérience, l’entreprise, la convention collective et les accords applicables.
  • Le salaire de base : il correspond à la rémunération principale du salarié. Il doit respecter au minimum la grille conventionnelle applicable et le SMIC.
  • Les heures supplémentaires : les heures effectuées au-delà de la durée légale ou contractuelle de travail peuvent être majorées et intégrées dans la rémunération annuelle.
  • Les primes : elles peuvent être liées à l’ancienneté, aux conditions de travail, à la performance, à la présence ou à certaines contraintes de chantier.
  • Les primes de chantier : elles peuvent être versées selon les accords internes ou les usages de l’entreprise.
  • Les avantages en nature : ils peuvent inclure un véhicule de fonction, un logement de fonction ou certains équipements mis à disposition.
  • Les tickets restaurant ou indemnités de repas : selon les situations, ils peuvent compléter la rémunération ou compenser certains frais.
  • L’intéressement et la participation : ils dépendent des résultats financiers de l’entreprise et des dispositifs mis en place.
  • Les congés payés : ils sont rémunérés selon les règles applicables, notamment via les caisses de congés payés du BTP lorsque l’entreprise y est affiliée.

Ce qui n’est pas inclus dans la rémunération annuelle

Certains éléments ne sont pas toujours considérés comme du salaire au sens strict. Il faut donc les distinguer de la rémunération de base.
  • Les remboursements de frais professionnels : ils correspondent aux dépenses engagées pour l’activité professionnelle, comme les frais de déplacement, de repas ou d’hébergement.
  • Les indemnités de petit déplacement : elles compensent certaines contraintes de trajet ou de repas selon les règles applicables.
  • Les cotisations sociales : elles sont déduites du salaire brut et financent la protection sociale.
  • L’impôt sur le revenu : il est prélevé à la source, mais ne constitue pas un élément de rémunération versé par l’employeur.
  • Les avantages sociaux complémentaires : mutuelle, prévoyance ou dispositifs d’épargne salariale peuvent compléter la protection du salarié sans toujours être assimilés à du salaire direct.
Cette distinction est importante pour vérifier son salaire. Un remboursement de frais ou une indemnité ne doit pas servir à compenser un salaire de base inférieur au minimum conventionnel ou au SMIC.

Quel est le SMIC dans le BTP en 2026 ?

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC brut horaire est fixé à 12,31 €, soit 1 867,02 € brut par mois pour un contrat à temps plein de 35 heures.
Ce seuil s’applique à l’ensemble des salariés en France, y compris dans le secteur du BTP. Aucun salarié ne peut donc être payé en dessous de ce montant pour un temps plein, même si la grille conventionnelle applicable prévoit une ligne inférieure.
Mais attention : dans le bâtiment et les travaux publics, le SMIC ne représente pas toujours le salaire réellement appliqué. La rémunération est souvent encadrée par une grille conventionnelle qui fixe des minima plus élevés en fonction du poste occupé, du coefficient, du statut ou de la catégorie professionnelle.
Autrement dit, si le SMIC constitue la base légale, c’est bien la grille de salaire BTP qui permet de déterminer le minimum réellement applicable dans la majorité des cas, à condition qu’elle soit plus favorable au salarié.

BTP : comment fonctionne une grille de salaire ?

Les grilles de salaire sont des outils précieux pour comprendre comment est déterminée la rémunération des employés. Elles sont généralement établies par les conventions collectives, les accords de branche ou, dans certains cas, par des accords d’entreprise plus favorables.

Structure de la grille

La grille est divisée en niveaux, positions, catégories ou coefficients. Chaque niveau correspond à un degré de qualification, de responsabilité et d’autonomie.
Les coefficients servent de repère pour classer le poste occupé. Ils permettent d’identifier le salaire minimum correspondant à la situation du salarié.
Le salaire de base indiqué dans la grille correspond au minimum que l’employeur doit respecter, sous réserve que ce montant soit au moins égal au SMIC.

Détermination du salaire

Le salaire d’un employé est déterminé en fonction de son niveau de qualification, de son expérience, de ses missions et de son positionnement dans la classification conventionnelle.
Une fois le niveau ou le coefficient identifié, il faut comparer le salaire prévu dans la grille avec le SMIC. L’employeur doit toujours appliquer le montant le plus favorable au salarié.
Le salaire peut ensuite être majoré selon l’ancienneté, les compétences spécifiques, les responsabilités particulières, les heures supplémentaires, les primes ou les accords applicables dans l’entreprise.

Utilité de la grille

La grille de salaire permet aux salariés de connaître les règles de rémunération et les critères pris en compte pour déterminer leur salaire.
Elle garantit une certaine équité entre les employés occupant des postes similaires et permet de vérifier que le salaire de base respecte bien le minimum applicable.
Elle peut aussi encourager les salariés à développer leurs compétences et à progresser dans leur carrière pour accéder à un niveau, une position ou un coefficient supérieur.

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Anaïs Berton
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